| Résumé de test | |
| Freinage sur sol mouillé |
Michelin Pilot Sport 4 S |
| Freinage sur sol sec |
Continental ExtremeContact Sport |
| Bruit |
Pirelli P Zero PZ4 |
| Tenue de route sur neige |
Michelin Pilot Sport 4 S |
| Tenue de route sur neige |
Michelin Pilot Sport 4 S |
| Freinage sur glace |
Pirelli P Zero PZ4 Hankook Ventus V12 evo2 |
La plus grande surprise de ce test ? Le fait que le Michelin Pilot Sport 4 S soit disponible en 18 pouces aux États-Unis, mais seulement en 19 pouces et plus en Europe. Autre particularité de ce test réalisé sur le marché américain : la gamme Continental ExtremeContact n’est pas disponible en Europe, mais on peut raisonnablement supposer que le pneu testé ici est globalement similaire au Continental Sport Contact 6.
Sec
Sur le sec, le Michelin a dominé les tests, remportant les épreuves de tenue de route avec une avance impressionnante et terminant premier ex aequo au freinage sur sol sec. Le Michelin a offert le meilleur ressenti et le meilleur équilibre de direction lors de ces tests, permettant ainsi au pilote d'attaquer plus fort avec plus d'assurance.
Mouillé
Sur sol mouillé, l'équilibre entre Continental et Michelin s'est inversé : le manufacturier allemand a pris une nette avance au freinage sur sol mouillé et a conservé cet avantage lors du test sur circuit mouillé. Comme lors des tests sur sol sec, c'est la confiance subjective inspirée par le Continental sur sol mouillé, plutôt que son adhérence pure, qui lui a permis de décrocher la première place.
Le Hankook était le pneu le plus silencieux du test, mais l'écart entre les trois meilleurs pneus n'était que de 1 dB.
Résultats
Au volant, la vitesse augmente généralement avec la confiance, et ce pneu Michelin illustre parfaitement cette idée. Le Pilot Sport 4 S rassure le conducteur grâce à son adhérence exceptionnelle, sa rigidité latérale remarquable et son comportement progressif en limite d'adhérence. Il est facile et agréable de conduire de manière sportive avec ce pneu, et il permet de réaccélérer à fond plus tôt que n'importe quel autre pneu testé.
En conditions réelles, le Michelin a montré une légère tendance à suivre les ornières de la chaussée. Sinon, le Pilot Sport 4 S se montre aussi docile en ville que sur circuit, sans jamais accentuer les imperfections de la route ni chanter sur les surfaces lisses.
Comme pour le Pilot Super Sport, Michelin risque de se retrouver face à une telle demande de la part de nombreux constructeurs automobiles désireux d'équiper leurs voitures de sport du 4 S qu'il pourrait refuser des clients. Heureusement, l'approbation de Michelin n'est pas requise pour monter des pneus Pilot Sport 4 S sur votre véhicule.
L'ExtremeContact Sport s'est assuré la deuxième place grâce à de solides performances sur le sec, même s'il ne représente pas une réelle menace pour le Michelin. Il offre une direction précise et réactive, ce qui le rend alerte et agile en conduite souple, mais cette qualité s'estompe lorsqu'on le pousse dans ses retranchements sur le sec.
Nos oreilles ont perçu des claquements plus forts que ceux des concurrents sur les mêmes fissures et joints de dilatation de la route - un bruit presque métallique, semblable à celui d'un ballon de basket qui rebondit. Mais c'est un petit prix à payer pour une adhérence exceptionnelle sur sol mouillé et des performances impressionnantes sur sol sec. De plus, Continental propose l'ExtremeContact Sport à seulement 164 $, soit 34 $ de moins que notre modèle vainqueur.
Même un pilote du calibre de Geswein ne peut faire du P Zero plus qu'un pneu de milieu de tableau sur sol mouillé, car l'adhérence du Pirelli chute considérablement lorsque l'eau ruisselle. Le P Zero a nécessité 33,2 mètres de distance de freinage à partir de 80 km/h sur sol mouillé, soit 4,3 mètres de plus que le Continental, meilleur pneu testé. Le Pirelli a également égalé le Goodyear pour la plus faible adhérence latérale sur sol mouillé, à 0,75 g.
Il offre néanmoins une tenue de route honorable et, à 153 $ l'unité, c'est le pneu le moins cher de ce comparatif. Cependant, l'analyse des résultats des tests révèle une nette différence entre les pneus haut de gamme et les autres. Le Pirelli se situe du mauvais côté.
Dans d'autres domaines, le Hankook impressionne moins. Le Ventus V12 Evo2 manque de tenue de route latérale en virage serré, et la direction est imprécise. Sur chaussée mouillée, son comportement progressif, pourtant prometteur, s'estompe. Il émet également des bruits qui pénètrent dans l'habitacle : un sifflement aigu en roulis et des bruits sourds sur les irrégularités de la route.
Bien que facile à conduire, le pneu Hankook n'a que légèrement surpassé le Goodyear, tant sur sol sec que mouillé. Sa quatrième place a été définitivement acquise grâce à ces résultats objectifs.
Elle se révèle également décevante à l'examen subjectif, manquant de fermeté latérale, de précision dans la direction et d'une adhérence progressive à l'approche et au-delà de sa limite. Geswein a noté que « tout dépassement de la limite pénalise les temps au tour », l'adhérence tardant à revenir une fois que le pneu commence à glisser.
Même lors de notre essai routier, alors que nous étions particulièrement attentifs au confort de conduite et au bruit de roulement, nous n'avons pu nous empêcher de remarquer que le Goodyear Eagle F1 Asymmetric 3 était perturbé par les irrégularités de la route en virage, contrairement aux autres pneus. Le pneu Goodyear offre certes un confort de conduite inférieur à celui des pneus Hankook et Continental, et le bruit de roulement est bien maîtrisé, mais ces qualités ne suffisent pas à faire d'un pneu été haute performance un pneu d'exception.
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